13 juin 2009

Il faut sauver le retraité Chirac !

Par  Antidote le 11 juin 2009

Il est possible que vous ayez déjà vu cette vidéo du Petit Journal de Yann Barthès (C+). Visionnez là tout de même et on se retrouve tout de suite après.

Le Petit Journal : Jacques Chirac gaulé
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Comme Olivier de Kersauzon et Jean-Louis Borloo, vous avez sans doute beaucoup ri. Moi aussi, je le confesse, je n’ai pas pu m’empêcher de faire la même chose. Pourtant, il faut me croire, tout cela n’est pas si drôle.

Un homme souffre et, circonstance aggravante, il s’agit d’un ancien président de notre République. Vous avez vu son regard en direction de sa voisine à la fin du film ? Il s’agit d’un appel au secours, ou je n’y connais rien.

Jacques Chirac fut longtemps un homme très occupé. Même à son pire moment politique, l’année 1994, où les Guignols de l’Info le dépeignaient envahi par l’ennui1, Jacques Chirac dirigeait la Ville-lumière, ce qui, à en croire Bertrand Delanoë, n’est pas une mince affaire. Et il y avait les campagnes électorales, où les milliers de kilomètres, les quintaux de saucisson, les tonneaux de rouge lui permettaient de vivre l’existence ardente des hommes de pouvoir d’une époque malheureusement révolue2.

Madame Chirac a toujours eu un caractère bien trempé et une certaine influence auprès de son mari. Elle fit même débarquer Marie-France Garaud et Pierre Juillet en 1979. Longtemps elle resta discrète. Puis elle devint élue locale et usa de son influence au delà du cercle familial. Elle adouba notamment Nicolas Sarkozy à l’orée du XXIe siècle alors qu’elle le vouait aux gémonies quelques années plus tôt3. Et un jour, elle commit un livre d’entretiens avec Patrick de Carolis. Elle y confia sa totale lucidité sur les infidélités répétées de son époux, dont on savait effectivement qu’il ne restait pas insensible devant les autres représentantes de la gent féminine4. Mais, disait-elle, je suis demeurée le point fixe. Cette dernière phrase pouvait s’entendre comme celle d’une femme d’une certaine génération, pour qui le divorce est proscrit. On sait aujourd’hui qu’elle sonnait comme un avertissement :“Tu m’as trompée autant que tu le pouvais, mais quand tu seras à la retraite, je vais te faire baver des ronds de chapeau !”

Nous y sommes. Le regard de Jacques Chirac, celui d’un gamin pris en faute, nous informe de l’identité de la personne qui porte la culotte dans l’appartement prêté par la famille de Feu Rafik Hariri. Il ne doit pas être à la noce, le Jacques. Même son chien ne le respecte plus, et le mord. La matronne l’a humilié en racontant cette anecdote : “Sumo a mordu mon mari”. Et elle souhaitait que toute la France le sache. Sinon, elle ne l’aurait pas confié à Guy Carlier, l’un des types les plus bavards du Tout-Paris.

Franchement, je m’en veux d’avoir ricané devant cette vidéo. Il a été Président ce gars !

On est vraiment peu de chose.

 

  1. Putain deux ans ! Qu’est ce que je peux m’emmerder !
  2. Aujourd’hui, il s’agirait davantage de litres de Contrex, de centaines de barres diététiques. Et les kilomètres ne se font plus en CX Prestige mais en Falcon
  3. Alors qu’elle était convaincue que certains éléments sur des terrains appartenant à sa famille ne pouvaient avoir été divulgués à la presse que par les services du ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, alors soutien de Balladur, elle confia : “Cela a failli tuer ma mère”
  4. Jacques Chirac s’inquiétait toujours de l’état du “crayon” de ses proches et les questionnait souvent à ce sujet lorsque cela faisait quelque temps qu’il ne les avait pas vus. Une autre légende nous apprend qu’il fut parfois surnommé “Cinq minutes, douche comprise” par de nombreuses conquêtes. Cette légende a dû arriver aux oreilles de Carla Bruni qui, afin de conjurer un éventuel syndrome présidentiel, s’est attaché à faire muscler le périnée de l’actuel président



Posté par LDCI à 13:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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