19 juin 2009

Climat de psychose

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Par Malakine, Horizons  , le 19 juin 2009

Surfant sur l’écolomania ambiante, l’ancien quotidien de référence a publié hier un éditorial délirant intitulé « les écoréfugiés » où l’on pouvait lire que le statut de réfugié climatique devait être reconnu de toute urgence car on sera bientôt confronté à des exodes environnementaux de grande ampleur, des peuples entiersmoins inhospitalières. Attention, pas vers des régions plus tempérées ou plus fertiles. Non, non un tout petit peu moins invivables. Car tenez le vous pour dit : Le changement climatique n’épargnera personne et aucune région de la planète. Ce sera misère et désolation pour tous avec au choix : inondations, catastrophes naturelles à répétition, sècheresse, désertification ou engloutissement sous les eaux.
seront poussés vers des régions 

Bien évidemment, l’article n’était étayé par aucun fait tangible, sinon un rapport catastrophiste émanant d’une ONG que l’on imagine bien sûr totalement désintéressée à l’assistance de ces futurs « réfugiés climatiques ». Cette nouvelle pensée unique pour bien-pensant n’a besoin d’aucune preuve. Elle ne se discute pas et surtout ne se conteste pas. La surenchère est recommandée, la critique bannie !  Et si tout cela n’était que légende, manipulation et hystérie collective ?

Et si l’on faisait complètement fausse route en faisant de la « planète en danger » la priorité absolue de toutes les politiques publiques ?

 

Le climat se réchauffe ? Pas si sûr !

A force de nous répéter que le climat change à vitesse accélérée, que la terre se réchauffe dangereusement, que les glaces des pôles fondent, que l’effet de serre est un fléau qui menace toute vie sur terre, on finit par s’en persuader, et ce, malgré l’évidence de l’observation sensible. Les étés de ces dernières années ont été plutôt pourris que caniculaires et (celui-ci semble prendre le même chemin). Les derniers hivers ont été froids et neigeux et les intersaisons pluvieuses et venteuses à souhait. Normal, quoi ! Ca fait bien longtemps qu’on n’a pas entendu parler de grosses inondations, de sècheresse ou de nappes phréatiques à sec. Tout nous indique que le climat va bien, conformément aux saisons, comme il en a toujours été. Certes, il y a eu une tempête cette année. Oui, d’accord, une tempête … Mais est-ce suffisant pour adhérer sans réfléchir à la nouvelle religion de l’homme (occidental) qui détruit la planète ?

akasofu1 En réalité, s’il y a bien eu un réchauffement global entre 1980 et 2000, celui-ci s’est arrêté depuis. L’année la plus chaude date déjà d’il y a 11 ans. L’année 2008 semble même marquer un début de refroidissement, puisque les températures moyennes diminuent régulièrement depuis 2005. Pourtant depuis les émissions de gaz à effet de serre ont continué à s’accroitre. Bizarre non ?

La théorie de l’effet de serre pourrait bien être fausse, comme l’indiquent certains scientifiques parmi lesquels l’ex-futur ministre Claude Allègre ostracisé pour cause de pensée scientifique dissidente. Peut-être le taux de CO2 n’est-il pas si déterminant au milieu de tous les autres facteurs qui influent sur le climat. Il y a même une théorie basée sur les cycles solaires qui annonce une diminution des températures jusqu’en 2035.

 

La réduction des émissions, qui peut sérieusement y croire ?

Ne jouons pas au mauvais-pensants pour le plaisir et admettons la théorie officielle. Le climat se réchauffe dangereusement et cela en raison des émissions de gaz à effet de serre. Soit. Mais que peut-on y faire ?

Réduire les émissions au niveau de ce que la planète peut tolérer serait un objectif de bon sens. L’idéal serait même de n’émettre que ce que les mécanismes naturels peuvent fixer et notamment les courants océaniques qui transportent le CO2 de l’atmosphère vers les abysses. Pour être viable, ce raisonnement supposerit que les ressources en énergies fossiles soient inépuisables. Or tel n’est pas le cas. Dans un siècle tout au plus, il y aura plus ni pétrole, ni gaz, ni charbon à brûler. Les émissions n’auront plus à être réduites, elles seront devenues nulles ! Pourquoi alors s’acharner à réduire le flux de consommation si le stock est limité. A cela, les propagandistes du réchauffement répondent qu’il faut faire en sorte de ne pas tout consommer. Jancovici considère qu’on peut à l’extrême rigueur vider les stocks et gaz et de pétrole, mais en aucun cas les réserves de charbon sous peine d’une bombe climatique !

Peut-on sérieusement imaginer qu’un pays qui disposerait encore de ressources en hydrocarbures, pourrait s’abstenir de les exploiter quand viendra le temps de la pénurie et que ces ressources vaudront de l’or ? Quelque soit le coût d’extraction, ces gisements seront extrêmement lucratifs. On voit mal comment leur propriétaire qu’il soit public ou privé pourra s’empêcher de les exploiter et par quel miracle la “communauté internationale” pourra l’interdire.

Il faut se rendre à l’évidence : toutes les ressources d’hydrocarbures accessibles seront un jour ou l’autre exploitées jusqu’à la dernière trace. Tout ce que la planète compte de pétrole, de gaz et charbon et même de schistes bitumineux se retrouveront tôt ou tard dans l’atmosphère sous forme de CO2. Les efforts de réduction des émissions ne feront que retarder de quelques années le moment de la pénurie puis de l’extinction de ces ressources fossiles, ce qui ne changera strictement rien au climat compte tenu de l’inertie des phénomènes.

Concrètement ça change quoi ?

Finalement pas grand-chose ! L’humanité n’a pas encore découvert ou mis au point, les énergies de substitution qui pourront remplacer les énergies fossiles. Le nucléaire de Xème génération, qui fabriquera de l’électricité sans produire de déchets et à partir d’un combustible inépuisable, n’est pas encore inventé, pas plus que les agrocarburants de 2ème ou 3ème génération qui permettront d’exploiter la biomasse avec des rendements satisfaisants sans concurrencer la production agricole, ni même que les énergies renouvelables à grande capacité qui seront capables de produire en continu. On ne sait toujours même pas stocker de l’électricité de manière satisfaisante.

Dans l’attente, il faut réduire la consommation globale d’hydrocarbure, non pas pour sauver le climat, mais pour retarder au maximum le moment de la pénurie et donner le temps à l’humanité de préparer l’alternative puis d’organiser la substitution. Nul ne sait quand ces énergies seront au point, ni même si elles le seront un jour. Nul ne sait non plus quand la situation de pénurie interviendra. Il y a donc bien urgence à réduire notre consommation d’énergie fossile par tous les moyens.

En contestant le point de départ, on arrive donc à la même conclusion. Il n’y a donc pas d’enjeux, mais un mystère : Pourquoi cette psychose autour du climat ?

A-t-on vraiment besoin de diffuser des peurs totalement irrationnelles, de décréter la planète en danger (alors que question climat, la planète en a vu d’autres !) d’annoncer des hordes d’écoréfugiés, la misère et la désolation partout ? Ne peut-on pas simplement prôner sur un registre rationnel une modération de notre consommation énergétique par souci d’assurer l’avenir pour éviter une transition extrêmement douloureuse pour les générations futures, et peut-être bien la nôtre ?

Est-ce que ce délire collectif est un moyen d’accélérer et de prendre plus efficace la prise de conscience de la non durabilité de notre mode de vie ou est-ce que cela cache autre chose  ?  Est-ce le symptôme d’une angoisse ancestrale de l'homme devant son avenir, décuplée depuis que son destin lui a échappé pour avoir été confié à des forces économiques que nul ne maîtrise plus ? La grande peur climatique du début du 21ème siècle restera sûrement comme une des grandes énigme de l’histoire.

 

 

 Pour aller plus loin et découvrir un autre discours sur la question du climat voir le site Pensée unique

Posté par LDCI à 21:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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